Lola Le Vient Instagram

Bio

Lola Le Vient développe une pratique située à l’intersection de l’art contemporain et du design graphique, où se rencontrent écriture, matérialité et protocole. Son travail explore des formes de co-création avec des éléments vivants ou instables : des pluies, des pierres, des aigrettes de pissenlit, des ciels etc. qu’elle considère comme des matières capables de participer à la forme.

À travers installations, recherches visuelles et systèmes graphiques, elle construit des langages sensibles dans lesquels le hasard, l’observation et la matière deviennent des outils d’écriture. Sa pratique interroge ce qui cadre et ce qui échappe, cherchant à produire des images et des expériences à partir de forces qu’elle ne maîtrise pas.

Formée à Gobelins, ainsi qu’à l’ENSAAMA, elle a développé une approche transversale à la croisée de la direction artistique (écriture de concepts) et de la recherche plastique. En octobre 2025, elle réalise sa première résidence, à la Résidence Bouchor (Paris, France), et poursuivra avec une prochaine résidence en septembre 2026 au Bel Ordinaire à Pau (France). Son travail a également été présenté dans plusieurs contextes d’exposition, notamment à la Galerie du Montparnasse à Paris, ainsi qu’à Graz, en Autriche, à travers des événements liés à la scène de l’art expérimental de l’ESC medien kunst labor. À travers l’ensemble de sa pratique, elle cherche à composer avec des matières qui ne lui appartiennent pas, en adoptant une posture en discrétion, et imparfaite.

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Lola Le Vient assise au sol, un casque sur les oreilles, dans l’exposition J’ai confondu le sol et les nuages

J’ai d’abord placé un clavier sous l’orage. C’était une manière de laisser la pluie nous parler. C’est ici mon intérêt pour l’aléatoire, pour qu’il fasse des choix, ceux que je n’aurais pas fait.

J’ai un temps marché la tête baissée, comme pour m’excuser d’exister. Il y a trois ans, j’ai fixé une obsession anecdotique pour le caillou, honnête et brut, celui qu’on ne ramasse pas. J’aime rassembler des matières faites pour être laissées. Les pissenlits connaissent la dispersion. Chaque pièce fonctionne comme un prélèvement, une tentative de capturer un état transitoire.

Les recherches font écho à l’endroit où je me situe aujourd’hui : un espace entre plusieurs états, celui de la direction artistique ; concept, et celui de la pratique plastique, veste comme voie directe.